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La grossesse

Un désir, une envie :

Maintenant que nous pouvons vivre longtemps avec nos cœurs réparés, nous les femmes adultes CC, nous pouvons avoir un jour le désir de grossesse comme toutes autres femmes.

Tout désir de grossesse chez une femme CC doit faire l’objet d’une consultation chez un cardio-pédiatre pour s’assurer que ni la mère ni l’enfant ne courront de risque.

Bon à savoir :

Il faut savoir qu’une grossesse entraîne des modifications hémodynamiques qui vont avoir un retentissement cardio-vasculaire et engendre une augmentation du volume sanguin et donc du volume cardiaque.

Nos petits cœurs fragilisés tolèrent plus ou moins bien ces modifications, car elles peuvent engendrer décompensation cardiaque, augmentation de la pression artérielle pulmonaire, inversion des shunts, arythmies, thrombose…

De plus certains traitements des CC peuvent être une contre-indication à la grossesse du fait de la toxicité pour le fœtus.

Suivi de la grossesse :

Vous avez appris la bonne nouvelle, devez-vous faire des choses particulières en plus du suivi normal d’une grossesse ?

La première chose à faire prévenir votre gynécologue (comme pour toute grossesse), et lui rappeler votre cardiopathie congénitale, il vous conseillera surement de contacter votre cardiologue en plus des démarches classique de la grossesse.

Prévenez votre cardiologue pour connaitre les démarches à suivre dans votre cas, chaque cas étant unique. Vous aurez surement au moins un rendez-vous de suivi à prendre pendant la grossesse chez votre cardiologue (cela rassure l’équipe multidisciplinaire qui vous suivra).

Une échocardiographie spécifique du fœtus (à partir de 22 semaines aménorrhées) peut vous être proposer pour vérifier également le bon fonctionnement du cœur de votre bébé.

En résumé :

Chaque cardiopathie est unique. La prise en charge d’une grossesse doit donc se faire de façon multidisciplinaire (gynécologue, cardio-pédiatre, anesthésiste…)

L’accouchement

Aujourd’hui on favorise au maximum les accouchements par voie basse avec une bonne prise en charge analgésique.

Mais encore une fois seuls les médecins sont à même de choisir la meilleure façon d’accoucher.

Témoignage de Delphine, CC et maman de 2 enfants

J’ai 40 ans et j’ai été opérée d’une Tétralogie de Fallot en 1982 à L’hôpital Louis Pradel.

J’ai eu la chance d’être asymptomatique pendant 37 ans et d’avoir pu donner naissance à deux beaux garçons : Tristan né en 2004 et Nathan né en 2008.

J’ai connu pendant mes grossesses les nausées, les vomissements et un diabète gestationnel pour Nathan, mais aucun problème sur le plan cardiaque. Mon fils aîné est né en 4 heures, sans péridurale et mon second en 3 heures sous péridurale, car l’accouchement a été déclenché à cause du diabète. Tout s’est très bien passé, même les suites de couches. J’ai vécu des grossesses et des accouchements complètement normaux.

Mes deux enfants n’ont pas de malformation cardiaque. Mon fils aîné a fait une crise de tachycardie jonctionnelle à l’âge de 12 jours, qui n’avait rien à voir avec ma TF, mais qui m’a valu une belle frayeur et une dépression post-partum. Pour mon second fils j’ai eu une échographie fœtale.

Aujourd’hui mes deux garçons font beaucoup de sport, Nathan est même en classe sport étude depuis la rentrée et je suis très fière d’eux moi qui n’est jamais pu être très sportive.

J’ai une grande pensée pour mes sœurs de cœur qui ne peuvent pas avoir d’enfant.

Témoignage de Charlotte, CC et grossesse contre-indiquée

Je suis née en 1992 avec une cardiopathie congénitale : ventricule unique, rétrécissement de l’artère pulmonaire, fuite de la valve du ventricule unique, situs inversus complet. J’ai été opérée en 1994 à l’hôpital Louis Pradel et en 2001 à l’hôpital Marie Lannelongue.

Depuis j’ai un suivi régulier avec le cardiologue. En 2017, le désir d’enfant se fait sentir. Lors de ma consultation avec ma cardiologue j’évoque le sujet. Pour elle, plusieurs points sont à prendre en considération.

Des médicaments que je prends tous les jours sont contre-indiqués pour une grossesse : antivitamine K, diurétique, et inhibiteur de l’enzyme de conversion. L’antivitamine K peut être remplacé par un autre type d’anticoagulant par piqure. En ce qui concerne les diurétiques pas vraiment de solution alternative donc à voir. Pour l’inhibiteur de l’enzyme de conversion il faudrait pouvoir le stopper.

Pour prendre en compte tous ces éléments, la cardiologue décide de m’hospitaliser en hôpital de jour pour une batterie d’examen. Une semaine avant il est convenu que je stoppe un de mes diurétiques ainsi que l’inhibiteur d’enzyme de conversion.

Me voila arrivée le jour J. Premier examen : test à l’effort. Le but est de reproduire un effort tel que peut l’être une grossesse. Je réalise le test et la saturation chute nettement à l’effort. Pour le deuxième examen j’ai le droit à un IRM. Il va permettre de voir correctement le mécanisme de ma valve ainsi que les contractions du cœur. Enfin, en fin de journée je passe une échographie. Je vois tout de suite que la fuite est plus importante qu’avant.

La cardiologue vient alors me voir avec le bilan de la journée. Elle m’explique que le fait d’avoir arrêté certains de mes médicaments a aggravé ma fuite de la valve, le cœur se contracte moins bien et supporte mal l’effort. Cela fait déjà pas mal de points négatifs mais en plus je suis sujette aux crises de tachycardies et à l’ascite qui sont déjà des complications d’une grossesse « normale ». Au vu de ce bilan elle me déconseille fortement la grossesse. Elle ne peut pas me l’interdire car la décision finale nous revient à mon conjoint et moi mais ma santé sera en danger ainsi que celle du fœtus.

Pour l’ensemble de ces raisons et pour éviter de mettre ma vie en danger nous décidons ensemble de mettre fin à ce projet de grossesse.

Bien sûr en tant que femme ce n’est pas une décision facile à prendre et le deuil d’une grossesse qui n’aura jamais lieu a été difficile. D’autres solutions sont possibles pour avoir un enfant elles seront une alternative qu’il faut envisager.

Pour toutes celles qui seront dans mon cas, je vous dis courage et ne baissez pas les bras. Trouvez une alternative à cette grossesse contre-indiquée et profitez de votre vie de couple.

L’ASCC est aussi présente pour vous écouter si le besoin d’en parler se fait sentir !

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